CINE ROMAN
Du 28 septembre au 3 octobre 2026 — et jusqu’au dimanche 4 octobre pour une dernière avant-première —, le Festival Cinéroman de Nice célèbre sa 8e édition. Fondé en 2019 par Nathalie et Daniel Benoin, pour fêter les cent ans des studios de la Victorine, il est tout entier consacré à un dialogue qui ne s’épuise pas : celui de la littérature et du cinéma, du livre qui devient film. Ce lien est au cœur de Cinéroman, et il a été reconnu par le label du CNC.
Le festival s’ouvre le lundi 28 septembre avec Changer l’eau des fleurs de Jean-Pierre Jeunet, d’après le roman de Valérie Perrin ; le samedi 3 octobre, la cérémonie de clôture précède La Bola Negra de Los Javis. Nathalie Lévy présente les cérémonies d’ouverture et de clôture ; Laurie Cholewa anime les tapis rouges et les avant-premières.
Cette année, le jury est présidé par Daniel Auteuil. À ses côtés, des talents venus de la réalisation, de l’écriture, du jeu et de la musique portent un regard exigeant sur la compétition officielle. Les courts métrages ont leur propre jury, présidé par Thierry Suc.
Plus de soixante projections sont au programme, dont huit films en compétition, vingt avant-premières, six films cultes présentés par des réalisateurs et des interprètes, et huit courts métrages. Les longs métrages sont projetés au Pathé Gare du Sud, au Cinéma Rialto et au Cinéma Belmondo. À L’Artistique, rencontres, masterclass, lecture et débat prolongent les émotions nées dans les salles.
Depuis la première édition, les Trophées Sosno — du nom de Sacha Sosno, l’artiste de la Tête Carrée — récompensent les lauréats. Six sont remis cette année : le prix du meilleur film adapté d’un roman, les prix d’interprétation féminine et masculine, le prix spécial du jury, qui distingue une personnalité marquante ayant œuvré à l’adaptation de romans au cinéma, le prix Romain Gary, remis par le Festival à une personnalité du cinéma ou de la littérature liée à Nice et à la Côte d’Azur, et le prix coup de cœur du Festival.
Ce festival appartient avant tout à son public, passionné et fidèle. Merci à la Ville de Nice, à Explore Nice Côte d’Azur, à la Région Sud, au Département des Alpes-Maritimes, au CNC, à la Cinémathèque de Nice et à tous nos partenaires, sans qui rien de tout cela ne serait possible.
Valérie Perrin : quand un roman devient un filmLundi 28 septembre · 14h30 · RencontreL’Artistique
Autrice aux millions de lecteurs, Valérie Perrin ouvre le festival avec l’adaptation de Changer l’eau des fleurs par Jean-Pierre Jeunet. Elle vient raconter ce que signifie voir son univers devenir cinéma.
Un long dimanche de fiançailles lundi 28/09 – 15h00au Cinéma Rialto
d’après le roman éponyme de Sébastien Japrisot · Film culte
Au lendemain de la Grande Guerre, Mathilde refuse de croire à la mort de son fiancé, disparu dans les tranchées, et remonte le fil d’une enquête obstinée à travers une France meurtrie. Adapté du roman de Sébastien Japrisot, ce film de Jean-Pierre Jeunet marie sa féerie visuelle à la fresque historique, et réunit Audrey Tautou, Gaspard Ulliel et André Dussollier. Deux artisans du film sont présents cette année — son réalisateur, qui ouvre le festival avec Changer l’eau des fleurs, et André Dussollier : une séance idéale pour mettre en regard deux adaptations de Jeunet, à vingt-deux ans de distance.
CHANGER L’EAU DES FLEURS lundi 28/09 – 20h00au Pathé Gare du Sud
d’après Valérie Perrin · En salle le 9 décembre 2026 · 2h15 ‧ Avant-première
Jean-Pierre Jeunet n’en est pas à sa première adaptation : Un long dimanche de fiançailles, déjà, naissait d’un roman. Il y revient en portant à l’écran l’immense succès de Valérie Perrin — plus de trois millions d’exemplaires à travers le monde. On y suit Violette, garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne, dont la loge est devenue un refuge où passants et habitués viennent mêler rires et larmes, jusqu’au jour où un policier vient y déposer les cendres de sa mère et rouvrir de vieux secrets. Leïla Bekhti prête à cette héroïne discrète une lumière rare, entourée de Matthias Schoenaerts et Melvil Poupaud. La rencontre entre l’univers de Jeunet, poétique et minutieux, et le roman-monde de Perrin ouvre le festival sur ce qu’il a de plus cher : ce moment où un livre devient image.